Revue scientifique · Université Marien Ngouabi · Brazzaville

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N°2 · Décembre 2017

Couverture de BALUKI n°2, Décembre 2017

Numéro 2 · Volume I · 1re année

Décembre 2017

Articles
10
Pages
151
Format
PDF · 3,8 Mo
Éditeur
LAGEA

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Sommaire

  1. p. 1–13

    Importations alimentaires par le port autonome de Pointe-Noire en République du Congo

    Maliki Christian

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’article a pour objectif d’analyser l’évolution et la structure des importations alimentaires par le Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN) au Congo. Il présente les résultats d’une étude menée à Pointe-Noire en 2013. Cette étude a été réalisée, selon des approches quantitative et qualitative, auprès des différentes entités publiques et privées concernées par les importations alimentaires. La collecte des données sur le terrain a été complétée par la recherche documentaire. Des résultats de l’étude, il ressort la forte dépendance du Congo à l’égard des pays étrangers pour couvrir les besoins alimentaires de la population. La valeur des importations est en forte hausse depuis quelques années. L’Etat congolais a dépensé 95 118 531 874 de FCFA en 2008 et 108 121 820 760 de FCFA en 2009 pour les importations alimentaires 1. Les lieux de provenance des produits importés se sont aussi diversifiés au fil des années. Si, pour des raisons historiques, l’Europe, notamment la France, demeure encore le premier exportateur, ces dernières années, elle est rejointe par l’Asie, particulièrement la Chine. L’évolution croissante des importations alimentaires pose les problématiques de la sécurité et de la souveraineté alimentaires.

    Importations alimentairesSécurité alimentaireRépublique du CongoPort Autonome de PointeNoire
  2. p. 14–28

    Qualité de l’eau et maladies hydriques dans l’arrondissement n°4 Moungali à Brazzaville (République du Congo)

    Maba Ngouloubi Prince Loïque

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    La question de l’eau retient l’attention des gouvernants ces dernières années. L’organisation de nombreuses rencontres en sont la preuve. L’objectif de cette étude est de montrer les liens entre la qualité de l’eau consommée par les populations et les maladies hydriques. Les enquêtes de terrain auprès de 151 chefs de ménages ont été menées afin d’avoir une idée sur les différentes sources d’approvisionnement en eau et les types de maladies hydriques dont souffrent les populations. Un dépouillement de fiches de consultations des patients a été effectué au CMRP11 pour dégager le nombre de cas de maladies hydriques enregistrées au 1er trimestre de l’année 2012. Cette période choisie ouvre toutefois un champ de connaissances sur le profil sanitaire hydrique dans la mesure où 95 % des malades reçus viennent de Moungali. Diverses raisons ont fait l’objet du choix du CMRP, sa position géographique, la qualité et les coûts de soins administrés. Les échantillons d’eau ont été prélevés sur 13 points d’eau en vue d’une analyse au laboratoire. La technique utilisée pour cette analyse a été celle du dénombrement des germes pathogènes sur le milieu liquide et solide. Il ressort de cette étude que les eaux consommées sont fortement contaminées par les microorganismes pathogènes et exposent les populations à des risques sanitaires énormes.

    qualité de l’eaumaladies hydriquesMoungali
  3. p. 29–44

    Acteurs et circuits de commercialisation de la banane (Musa sp.) vendue à Brazzaville

    Mialoundama Bakouetila Gilles Freddy

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’objectif de cette étude est de contribuer à une meilleure connaissance des circuits de commercialisation de la banane à Brazzaville. L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 254 vendeurs de bananes à Brazzaville et dans deux bassins de production de la banane au Congo (Mouyondzi et Kindamba). Le dépouillement des données d’enquête s’est fait avec les logiciels Excel 2007 et Sphinx Plus. V.5. Les résultats montrent que plusieurs acteurs sont impliqués dans les circuits de commercialisation de la banane, notamment : les producteurs, les grossistes (temporaires, receveurs, etc.), les semi-grossistes, les détaillants, les responsables des restaurants gastronomiques, les responsables des unités de transformation artisanale de banane (vendeurs des beignets à la banane et des bananes frites, mais aussi des chips à la banane) et les ménages. Les résultats de l’étude révèlent que la banane vendue à Brazzaville provient de plusieurs axes d’approvisionnement. La commercialisation se fait essentiellement par des circuits longs à plusieurs intermédiaires.

    Brazzavilleacteurscircuits de commercialisationbanane
  4. p. 45–58

    Économie des petites villes du Congo méridional

    Kinouani Rodrigue

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’économie des petites villes du Congo, à l’instar des grandes villes d’Afrique subsaharienne, est caractérisée par les métiers informelles. L’article présente les résultats d’une étude menée dans dix petites villes du Congo méridional (Kinkala, Mindouli, Kindamba, Madingou, Loudima, Mouyondzi, Sibiti, Kimongo, Makabana et Mvouti) en 2009 et en 2011. Les enquêtes ont été réalisées auprès de 50 artisans (couturiers, menuisiers, fondeurs, vanniers, tôliers, cordonniers etc.) sur la base d’une fiche d’enquête et d’entretien semi-directive. L’objectif est de présenter les activités économiques menées dans les petites villes. Les résultats des enquêtes mettent en exergue la diversification, l’adaptation aux conditions de vie urbaine et la précarité de l’artisanat dans les petites villes du Sud-Ouest de la République du Congo. Les petits métiers jouent un rôle économique très important dans l’économie des petites villes mais aussi dans la survie des ménages. Ils permettent aux artisans peu instruits (24% de l’échantillon) d’avoir un emploi et surtout d’avoir des revenus. Plus de la moitié des artisans gagne moins de 50 000 FCFA par mois ; ce qui leur permet à peine de prendre en charge les besoins élémentaires.

    UrbanisationÉconomiePetites villesCongo méridional
  5. p. 59–74

    Activités pastorales dans la commune de Cobly (Nord-Ouest du Bénin) : vulnérabilité aux contraintes climatiques et effets environnementaux

    Issa Maman-Sani

    CIFRED, Université d’Abomey-Calavi

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    Résumé

    En raison de leur caractère extensif, les activités pastorales sont vulnérables aux effets de la variabilité climatique et participent à la dégradation des composantes environnementales. Le présent article s’intéresse au cas de la commune de Cobly, un des secteurs les plus concernés par le pastoralisme au Bénin. Les données utilisées concernent les statistiques climatologiques (1953-2010), les perceptions des acteurs, les données liées à l’occupation du sol (2000 et 2010). En plus de la documentation, les investigations de terrain ont été faites avec un effectif de 90 acteurs. Quelques paramètres de la statistique descriptive combinés avec l’approche cartographique ont permis de traiter les données. Le milieu est caractérisé par une instabilité pluviométrique associée à l’augmentation des températures. Il en résulte une forte mobilité des pastoraux (70 %), des incursions répétées des troupeaux dans les champs (50 %). Les effets environnementaux associés aux activités agropastorales concernent principalement la dégradation du couvert végétal. Des mesures d’accompagnement sont nécessaires pour améliorer les adaptations endogènes.

    Cobly (Nord-ouest du Bénin)activités pastoralesmutations climatiquesdégradation de l’environnementtranshumance
  6. p. 75–87

    Analysis of socio-economic implications of floodings in the low valley of Ouémé in Dangbo (Republic of Benin, West Africa)

    Léocadie Odoulami, Brice Saturnin Dansou, Ginette Tovoédo

    Université d’Abomey-Calavi

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    Abstract

    The low valley of the Ouémé is confronted to the damaging risks of flooding to the socio-economic activities. This work aims to analyse the socio-economic effects of the flooding in the Commune of Dangbo. To reach this objective, the data hydrometric and rainfall of the station of Bonou on the period 1971-2010 as well as those on the adaptive measures have been collected at the time of the documentary research and the works of the land investigations by 4% of the affected households of the Commune. The gotten results show on the economic plan, the arrival of the high waters and the yearly rises in the water level has a very negative consequences that positive on the main economic activities that are agriculture, the fishin…, Face this situation, the endogenous strategies as the elevation of the precarious dwellings on stilt, the precocious harvest in the fields,… are insufficient. It is recommended to the local actors to develop initiatives of backing of the strategies in work in the Commune.

    BeninCommune of Bonoulow valleyfloodingstrategy of adaptation
  7. p. 88–103

    Les facteurs des migrations scolaires et pour études en République du Congo

    Jovial Koua-Oba, Damase Ngouma

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    Les migrations scolaires, aux mobiles variés, se font à l’intérieur d’un pays et au niveau international. Le présent article étudie leurs facteurs dans six départements du Congo où d’importants déplacements des jeunes sont observés. Une enquête de terrain a été menée auprès de 642 étudiants migrants pour études et 1323 élèves migrants des collèges et lycées. La collecte des données par questionnaire a été complétée par des entretiens semi-directs. Il ressort des enquêtes que l’inégale répartition géographique des infrastructures scolaires favorise les migrations scolaires des villages vers les chefs-lieux des Sous-préfectures et Préfectures ou via ces chefs-lieux vers Brazzaville. Les réseaux sociaux, très dynamiques et marqués par le « confiage » d’enfants, contribuent significativement aux déplacements des apprenants : 92 % des collégiens et 80 % des lycéens sont accueillis par les membres de leur famille. Le déficit d’enseignants, dû au déséquilibre de développement social et économique entre la ville et l’intérieur du pays, entraîne l’afflux des élèves vers Brazzaville où ils espèrent trouver les meilleures conditions d’apprentissage. Malheureusement, cette ville ne répond pas toujours aux attentes des migrants : déficit de 2530 salles de classes et ratio élèves /enseignants supérieur à la norme nationale (103 élèves pour un enseignant au collège et 107 pour un enseignant au lycée).

    facteursmigration scolairedépartementsCongo
  8. p. 104–120

    Dynamique du trafic aérien à l’aéroport de Maya-Maya de Brazzaville au Congo : principales tendances et défis à relever

    Clotaire Claver Okouya

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    La situation du transport aérien est en pleine expansion dans le monde, en relation directe avec l’accroissement de la richesse mondiale. Mais, en Afrique, à l’exception de quelques rares pays, la situation n’est guère reluisante, malgré l’émergence des compagnies privées, tant souhaitée par la Décision de Yamoussoukro de 1999. Au Congo, de nombreux aménagements aéroportuaires ont été faits au cours de la dernière décennie, suite aux opérations dites de « municipalisation accélérée », mais le trafic aérien, qui avait pris de l’envol, peine à se consolider dans ses différentes dimensions commerciales. La présente étude vise non seulement à montrer la place et le rôle de l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville dans le paysage aérien congolais, mais surtout à dévoiler les composantes du trafic de cet aéroport, au triple plan national, régional et international, et à passer en revue les principaux problèmes auxquels sont confrontés les usagers et les compagnies aériennes. Pour ce faire, outre les visites de terrain, un effort de collecte de données a été fait auprès d’organismes publics et parapublics en charge du secteur aérien, qui a permis non seulement de confectionner des tableaux et graphiques traduisant les tendances de l’évolution du trafic, mais aussi d’apprécier, l’écart du comportement des acteurs en présence aux normes édictées par la Convention de Chicago et la Décision de Yamoussoukro. A l’issue de l’analyse, il est établi que le trafic global à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, comme au Congo en général, ne suit pas forcément l’évolution de la richesse du pays. Si le trafic passager a plus que triplé au cours de la décennie, il n’est pas le cas du fret local qui évolue en dents de scie avant de connaître une décrue du fait de la crise économique et de la disparition de plusieurs compagnies du paysage aérien, faute de professionnalisme et de surface financière suffisante pour garantir la pérennité de leur activité.

    Trafic aérienaéroport internationalMaya-MayaBrazzavilleCongo
  9. p. 121–134

    Impacts de l’érosion sur les propriétés physico-chimiques de l’argile de Boundji (département de la Cuvette, République du Congo)

    Aristide Urbain Madingou Ngot

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    Au travers de cet article, nous nous intéressons à l’érosion mécanique des sols, plus précisément aux propriétés physico-chimiques de l’argile de Boundji au Nord-Est du Congo dans le département de la Cuvette. L’objectif de cet article est d’offrir une méthodologie basée sur l’analyse granulométrique et chimique de l’argile de Boundji en vue d’apprécier le mécanisme des eaux d’infiltration dont la résultante est l’érosion. L’impact de l’érosion est mis en œuvre grâce à l’analyse de plusieurs tests effectués en 2014 sur l’échantillon prélevé dans le district de Boundji. Parmi ces tests, on peut citer le triangle des textures, le diagramme de shepard, la teneur chimique en pourcentage, la limite de liquidité, la limite de plasticité, l’indice de plasticité et le diagramme de casagrande. Les sols de Boundji sont de trois catégories : les sols hydromorphes sous prairies flottantes, les sols ferralitiques et hydromorphes alluviaux, les sols ferralitiques et hydromorphes sur sables. L’analyse granulométrique de l’échantillon de sol indique 50% de sables, 30 % de limons et 20 % d’argiles. Tous les tests effectués sur l’échantillon ne peuvent guère expliquer la naissance du phénomène érosif dans le district de Boundji. A cela, s’ajoute le type de climat que l’on rencontre dans cette zone mais aussi les facteurs anthropiques.

    Impactérosionpropriétés physico-chimiquesargileBoundji
  10. p. 135–150

    Impact de l’agriculture sur brûlis sur la réserve de biosphère de Dimonika

    Francelet Gildas Kimbatsa

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    Située à l’extrême Sud-ouest de la République du Congo, la réserve de la biosphère de Dimonika constitue un écosystème terrestre abritant des ressources biologiques riches et variées utilisées de façon irrationnelle par les populations locales pour des besoins alimentaires, sanitaires et économiques. L’étude réalisée, de 2009 à 2011, vise à analyser la pression des activités anthropiques sur les ressources biologiques de la réserve de la biosphère de Dimonika. La méthodologie de travail s’est basée sur la recherche documentaire et l’enquête de terrain. Outre les enquêtes de terrain, l’étude a utilisé les cartes et les images satellitaires en vue de réaliser une analyse diachronique du couvert végétal de la réserve. Un échantillon de 650 personnes, pratiquant l’agriculture itinérante sur brûlis, a été enquêté dans six villages (Les saras16, Mvouti, Dimonika, Pounga, Malemba et Makaba) représentant le quart des localités que compte la Sous-préfecture. Il ressort de l’étude que l’agriculture itinérante sur brûlis exerce d’importantes pressions sur l’écosystème de la réserve et entraîne la dégradation du sol, la disparition et la rareté de certaines espèces végétales et animales dans la réserve.

    réserve de Dimonikaimpactagriculture itinérante sur brûlisécologiquebiosphère

Citer ce numéro

Baluki, Revue de Sciences géographiques, d’environnement et d’aménagement, n°2, vol. I, décembre 2017, LAGEA, Université Marien Ngouabi, Brazzaville.