Revue scientifique · Université Marien Ngouabi · Brazzaville

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N°1 · Juin 2017

Couverture de BALUKI n°1, Juin 2017

Numéro 1 · Volume I · 1re année

Juin 2017

Articles
7
Pages
121
Format
PDF · 5,2 Mo
Éditeur
LAGEA

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Sommaire

  1. p. 1–14

    Croissance spatiale et modalités d’occupation des espaces périphériques à risque d’érosion à Brazzaville (République du Congo)

    Yolande Berton-Ofouémé, Étienne Paka

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    Cet article présente une partie des résultats d’une étude réalisée à Brazzaville dans le cadre du Projet «Populations et risques environnementaux en Afrique : le cas de Brazzaville, Abidjan et Lomé » grâce à l’appui financier de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). A partir d’une approche quantitative et qualitative, elle explicite les modalités de la croissance spatiale de la ville capitale. Ville d’origine coloniale, Brazzaville a vu sa population augmenter très fortement après l’indépendance du Congo en 1960. La croissance spatiale a suivi la même évolution avec toutefois une forte accélération à la fin des années 1990 et au début des années 2000. La production de l’espace urbain est essentiellement le fait des acteurs privés (propriétaires fonciers, particuliers désireux d’habiter «chez soi» et de se constituer un patrimoine locatif…), bien souvent avec la bienveillance des pouvoirs publics. L’analyse du profil des ménages montre l’hétérogénéité sociale des populations qui habitent les quartiers périphériques soumis aux risques d’érosion. Ces quartiers sont loin d’être, comme le voudraient certains préjugés, le réceptacle exclusif « des pauvres » ou des moins nantis.

    Brazzavillepopulationcroissance spatialeespaces périphériques
  2. p. 15–34

    Croissance urbaine, mutations spatiales et menace sur la biodiversité : cas de Nkolafamba à la périphérie est de Yaoundé (Cameroun)

    H. B. Nguendo Yongsi

    Université de Yaoundé II

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    Résumé

    L’explosion et la croissance des villes sont, après l’accroissement démographique, les changements les plus marquants qu’aient connus les pays d’Afrique subsaharienne au cours de ces dernières décennies. Malheureusement, cette croissance semble prendre de court les autorités qui éprouvent des difficultés techniques et financières à mettre en place des structures d’accueil des populations et une politique d’occupation rationnelle du sol urbain. En témoigne, la localité de Nkolafamba qui, jadis petit village perdu dans la forêt subéquatoriale, est de nos jours un arrondissement avec Nkoabang comme principale agglomération. L’enquête socio-environnementale, menée dans la localité en 2013, montre la transformation progressive du paysage jadis rural en paysage urbain. Cette mutation spatiale, visible à travers le développement de nombreuses activités agricoles, artisanales et commerciales, s’est accompagnée d’une menace forte sur l’environnement et sur la destruction de la biodiversité. Face à l’urbanisation sans cesse croissante, il importe de prendre des mesures visant à protéger l’environnement et partant l’écosystème forestier et faunique .

    croissance urbainemutation spatialeenvironnementbiodiversitéécosystèmeNkolafambaCameroun
  3. p. 35–48

    Risques climatiques et stratégies de mise en valeur des bas-fonds dans la commune de Matéri (Bénin, Afrique de l’Ouest)

    Mindré Idani, T. Kifalatou Soubérou, F. Imorou, Ouro-Barre, E. Ogouwalé

    Université d’Abomey-Calavi

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    Résumé

    L’agriculture pluviale revêt une importance capitale dans le développement socio-économique de la commune de Matéri en raison des potentialités naturelles et de la forte proportion de la population active qui y est impliquée. L’objectif principal de ce travail est d’étudier les risques climatiques et les stratégies de mise en valeur des bas-fonds dans la commune de Matéri. Les données sur les hauteurs pluviométriques et la vitesse de vents sur la période 1971-2010 ont été utilisées. La recherche documentaire et les investigations socio-anthropologiques en milieu réel ont été capitalisées. L’analyse des hauteurs pluviométriques et de la vitesse du vent de 1971-2010 a permis d’identifier les risques climatiques et les différentes mises en valeur des bas-fonds face aux risques. La Commune de Matéri est sujette aux risques de sécheresses, d’inondation, à une installation tardive et une fin précoce des pluies et aux vents violents. En réponse à ces risques, les paysans réalisent des aménagements sommaires des bas-fonds (65 %), la confection des digues pierreuses (45 %) et des aménagements hydroagricoles. Quarante et un bas-fonds ont été aménagés, soit une superficie de 3.040 hectares. Le revenu moyen tiré de ces bas-fonds aménagés est de 263.125 FCFA/hectare. Il a permis d’assurer la subsistance de 70 % des exploitants.

    Commune de Matéririsques climatiquesstratégiesaménagement des bas-fonds
  4. p. 49–62

    Disparition de la coopérative des jeunes maraîchers du Djoué sous l’effet de la pression foncière (République du Congo)

    Yolande Berton-Ofouémé, E. Mahoungou

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’article présente les résultats d’une étude réalisée en 2010 auprès de vingt exploitants de la Coopérative des Jeunes maraîchers du Djoué (COJEMARD). En plus de la recherche documentaire sur le maraîchage urbain, un questionnaire a été administré à tous les exploitants. Quelques commerçantes ont été interviewées sur les modes d’approvisionnement auprès des producteurs, les lieux de vente de légumes et les revenus obtenus. L’enquête par questionnaire a été complétée par des entretiens individuels portant essentiellement sur l’utilisation des revenus générés par le maraîchage. Les résultats de l’étude montrent que les maraîchers mettaient en valeur des surfaces de faibles dimensions (en moyenne 481 m² par exploitant). L’exiguïté des parcelles est liée à la pression foncière qui touche tous les sites de production intra-urbains. Le maraîchage, malgré les problèmes fonciers, a contribué à la création d’emplois et la génération des revenus pour des personnes ayant un faible niveau d’instruction. Sur la parcelle collective, les producteurs étaient arrivés à réaliser des ventes de 8 462 500 CFA par an. Une exploitation individuelle pouvait procurer en moyenne 180 000 F CFA par mois. Les producteurs avaient produit près de 76 tonnes de légumes par an dont 2 % autoconsommées équivalant à 360 kilogrammes de légumes (amarante, baselle, grande morelle, morelle noire, ciboule, chou chinois, appelé « endives » et oseille de Guinée). Sa valeur, si les légumes autoconsommés étaient vendus, était estimée à 442 000 F CFA par an. Les commerçantes avaient obtenu des marges nettes de plus de 100 000 F par mois. Malgré cette importance socio-économique du maraîchage, le site de la COJEMARD a été récupéré par le Ministère de la Jeunesse en 2015 en vue de construire un site de loisirs et de formation visant la réinsertion des jeunes dans le tissu économique.

    maraîchage urbainpression foncièreCOJEMARDBrazzavilleCongo
  5. p. 63–81

    La gestion des ordures ménagères à l’arrondissement 7 Mfilou-Ngamaba, Brazzaville (République du Congo)

    Yolande Berton-Ofouémé, M. L. Malouono Livangou

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    La gestion des ordures ménagères en milieu urbain africain est une problématique qui préoccupe les pouvoirs publics. En république du Congo, à l’instar d’autres pays, la croissance démographique a entraîné l’augmentation de la consommation dont l’indicateur est l’évolution croissante des déchets ménagers. La concentration des déchets contribue à la pollution de l’environnement et leur gestion est problématique dans les quartiers périphériques. Ceux-ci ont vu le jour sans que les services de base ne suivent. Comment sont gérées les ordures ménagères à Ngamaba-Mfilou? L’article présente les résultats d’une étude menée du 4 décembre 2010 au 30 janvier 2011. Cette étude a été réalisée auprès de 248 ménages répartis dans neuf quartiers les plus peuplés et les plus concernés par la problématique de l’élimination des ordures ménagères. Les informations ont été recueillies sur la base de la recherche documentaire, du questionnaire administré aux ménages, des entretiens semi-directs avec les autorités admiratives et des observations. Les résultats des travaux de recherche mettent en exergue une situation chaotique en ce qui concerne l’élimination des ordures ménagères dans l’Arrondissement Mfilou-Ngamaba. Des milliers de personnes n’ont pas accès aux services les plus élémentaires principalement le ramassage des ordures ménagères. Les défaillances des services publics en matière de gestion des ordures urbaines dont les déchets ménagers sont perceptibles à travers les rues jonchées d’ordures, les décharges sauvages sur les devantures des habitations, aux bords des avenues, des édifices publics et des marchés. Bien que présentant des risques sanitaires et de pollution de l’environnement, les ordures ménagères ne suscitent pas l’enthousiasme des pouvoirs publics pour apporter les solutions adéquates. Les populations sont abonnées aux initiatives personnelles.

    éliminationordures ménagèresquartiers spontanésMfilou-NgamabaBrazzaville
  6. p. 82–97

    Les problèmes des transports en commun à Brazzaville (République du Congo)

    D. Ngouma, A. W. Landa

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’étude vise à analyser le fonctionnement des transports en commun à Brazzaville et les problèmes qui minent ce secteur. L’enquête de terrain, portant sur l’état de la voirie et des stations de bus et minibus, la fréquentation et la circulation des véhicules de transport en commun dans la ville, a été complétée par les données issues de la recherche documentaire. Composée de neuf arrondissements, Brazzaville est desservie par les autobus, les minibus et les « cent-cent » utilisant les lignes établies par la Municipalité locale et celles initiées par les transporteurs eux-mêmes. Les premières lignes ne sont pas toutes exploitées, faute de rentabilité de certaines d’entre elles, tandis que les secondes le sont entièrement. En fonction de ces lignes, la desserte se fait soit au niveau intra-arrondissement, soit au niveau inter-arrondissement, ou encore entre la ville et sa banlieue immédiate. Les conflits de compétence entre les institutions étatiques en charge des transports urbains et leurs insuffisances dans l’accomplissement de leurs missions laissent le secteur aux mains des transporteurs privés. Ceux-ci, mus par le désir de rentabilité à tout prix et brillant par l’inobservation de la réglementation en vigueur et de mauvaises pratiques, sont en partie responsables de la pénibilité de la circulation à Brazzaville.

    Congo-Brazzavilleautorités publiquesvoirie urbainetransports en commun
  7. p. 98–113

    La crise des cultures de rente dans le Nord-Congo

    H. P. Ndey Ngandzo

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    Résumé

    Dans la plupart des pays du Sud, les cultures de rentes (caféier, cacaoyer et tabac) ont été introduites par les colonisateurs pour faire payer l’impôt forfaitaire et pour l’approvisionnement en matières premières des industries des pays riches. Au Congo, les cultures de rentes ont été introduites dans le sud et dans le nord par des colonisateurs français. Ces cultures de rentes étaient devenues pendant longtemps la base de l’économie du Nord-Congo. Cependant, après plusieurs décennies fastes, l’économie de plantation du Nord-Congo est entrée dans une phase de récession. Quels sont les facteurs et conséquences de cette récession ? L’objectif de l’étude, réalisée, en 2013-2014 dans les cinq départements du Nord-Congo : Plateaux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha et Likouala est de comprendre la déprise agraire et l’adaptation à la crise. La collecte de données par questionnaire auprès de 444 ménages, les entretiens et les observations ont permis de comprendre les déterminants de la crise des cultures de rentes. En effet, l’environnement macroéconomique et la libéralisation de la filière des cultures de rentes ont été les principaux facteurs de la récession. De celle-ci, il en résulte l’abandon progressif des cultures, l’abattage partiel ou total des plantations, la recomposition spatiale, la dégradation sociale et économique.

    Crisecultures de renteconséquencesNord-Congo

Citer ce numéro

Baluki, Revue de Sciences géographiques, d’environnement et d’aménagement, n°1, vol. I, juin 2017, LAGEA, Université Marien Ngouabi, Brazzaville.