Revue scientifique · Université Marien Ngouabi · Brazzaville

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N°8 · Décembre 2020

Couverture de BALUKI n°8, Décembre 2020

Numéro 8 · Volume IV · 4e année

Décembre 2020

Articles
8
Pages
144
Format
PDF · 5,5 Mo
Éditeur
LAGEA

Astuce : chaque article du sommaire s’ouvre directement à sa première page.

Sommaire

  1. p. 1–13

    Déchets ménagers, risques sanitaires et nuisances urbaines à Korhogo

    Gogoua Gbamain Éric, Dindji Mède Roger, Kouakou Kouamé Albert

    Université Peleforo Gon Coulibaly, Korhogo

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    Résumé

    La collecte et le traitement des déchets ménagers constituent un enjeu majeur de gestion environnementale durable dans la ville de Korhogo. L’objectif de cette étude est de réduire les risques sanitaires et nuisances liées aux déchets ménagers dans une interaction entre les activités humaines, la gestion de l’environnement et la santé de la population L’étude s’appuie sur une recherche documentaire et des enquêtes de terrain. Les résultats de cette étude montrent un dysfonctionnement des systèmes de gestion des eaux usées et des déchets solides perceptibles dans la ville au travers d’un environnement de plus en plus malsain et dégradé. Il ressort que 55,2% des ménages enquêtés vivent à proximité des eaux usées contre 44,80% vivant éloignés des eaux usées. Aussi 52,8% des ménages sont-ils situés loin des dépôts des déchets ménagers contre 47,2% qui ont pu remarquer la présence des déchets dans leur environnement immédiat. Cette situation laisse transparaitre un environnement insalubre avec un fort taux de prévalence de maladies liées à l’insalubrité. Pour 55,80% des ménages, le paludisme est la principale cause de maladie dans le foyer contre 21,54% qui sont confrontés aux infections respiratoires qu’ils contractent régulièrement, 13,08% des ménages parlent de maladies diarrhéiques et enfin 10% d’autres maladies.

    Côte d’IvoireKorhogoDéchets ménagersRisques sanitairesNuisances urbaines
  2. p. 14–29

    Mutations rurales dans les anciennes zones caféières du sud-Congo (Bouenza, Lékoumou et Niari)

    Mouanda Niamba Guy Rodrigue, Yolande Berton-Ofouémé

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    Cet article présente une partie des résultats d’une étude menée dans le sud du Congo, en 2018 et 2019. L’objectif est d’identifier les transformations qui ont eu lieu dans les anciennes zones caféières situées dans cette partie du pays. Les données ont été collectées sur la base de la recherche documentaire et des enquêtes de terrain. L’échantillon choisi, de façon raisonnée, a porté sur 240 personnes (65 anciens producteurs de café, 20 descendants, 13 épouses d’anciens planteurs et 142 producteurs de cultures vivrières) réparties dans 15 localités. La recherche documentaire a été également réalisée. Les résultats de l’étude montrent que la caféiculture a été le principal moteur de l’économie des zones de production. Elle a favorisé l’introduction de la monnaie, le passage de l’agriculture d’autoconsommation à l’agriculture commerciale, la spécialisation de la production agricole, la conversion des hommes des activités traditionnelles à l’agriculture, l’ouverture des campagnes aux échanges commerciaux, l’amélioration des conditions de vie et la sédentarisation de la population. Cependant, cette culture a été abandonnée vers les années 1980, à la suite de la fermeture de l’Office du Café et du Cacao (OCC). L’abandon de cette culture a entrainé la chute des revenus et du pouvoir d’achat des populations, le chômage, l’exode rural, la faible ouverture des villages aux échanges, la reprise des cultures vivrières, la dégradation des conditions de vie de la population, le rôle important de la femme dans les exploitations agricoles.

    Mutations ruralescaféiculturesud du Congo
  3. p. 30–53

    Étalement urbain et défis environnementaux dans les zones d’occupation de la basse vallée du Zio au Togo

    Nayondjoa Konlani

    Université de Lomé

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    Résumé

    L’accroissement rapide des populations entraîne l’expansion spatiale urbaine non maîtrisée. Celle-ci dégrade le cadre de vie et génère des dommages environnementaux importants. Dans la zone de la basse vallée du fleuve Zio, l’insalubrité, les pollutions de l’air et de l’eau, l’accumulation des déchets ménagers constituent les principaux défis environnementaux. La réflexion scientifique, construite dans cette étude, repose sur une démarche fondée sur la mobilisation de différentes sources d’informations et l’application de méthodes et d’outils d’analyse variés. L’observation sur le terrain, la recherche documentaire, la collecte d’informations sur le terrain, les entretiens avec les acteurs impliqués et l’exploitation des informations recueillies constituent les principales étapes de l’analyse. Il ressort des résultats que l’insalubrité de la zone étudiée est liée plus à la nature du site qu’à la faiblesse des revenus des habitants. L’inondation reste le phénomène dont les conséquences se déteignent le plus sur l’assainissement et l’hygiène des quartiers étudiés. La spéculation foncière à Lomé et les carences de la planification urbaine justifient l’occupation des zones inondables.

    assainissementzone inondablehabitationinsalubritéeau
  4. p. 54–73

    Les reliefs urbains du Nord de la Côte d’Ivoire : entre rigidité à distance et vulnérabilité de fait à l’érosion hydrique

    Kambiré Sambi

    Université Peleforo Gon Coulibaly, Korhogo

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    Résumé

    Les sites des villes du Nord de la Côte d’Ivoire sont parmi les environnements des plus dynamiques. L’horizon superficiel armé de la cuirasse ferrugineuse est le caractère fondamental des reliefs. Cependant, les villes du septentrion ivoirien sont particulièrement sujettes à l’érosion hydrique, bien au-delà de ses zones classiques des bordures océaniques. On peut alors chercher à savoir les modalités de l’action mécanique de l’érosion aux dépens des modelés cuirassés urbains du Nord ivoirien et selon quelle intensité. Les résultats obtenus le sont à partir de l’observation des processus morphogéniques en cours et d’un réseau de parcelles expérimentales aménagées sur les versants orthotypes des reliefs des villes étudiées. Ils indiquent que les eaux de ruissellement et de résurgence constituent la source d’énergie principale responsable de l’érosion et de l’évolution de la morphologie des reliefs cuirassés urbains du Nord du pays et que le phénomène érosif et les risques d’érosion climatiques tiennent toujours de l’intensification d’une agressivité naturelle due à la pente topographique.

    VillesNordCôte d’Ivoireérosion
  5. p. 74–94

    Recours aux soins face aux zoonoses en milieu rural dans la sous-préfecture de Korhogo (Nord ivoirien)

    Tapé Bi Séhi Antoine

    Université Peleforo Gon Coulibaly, Korhogo

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    Résumé

    La présente étude porte sur le recours des éleveurs aux soins de santé face aux zoonoses en milieu rural dans la Sous-préfecture de Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire. En effet, malgré les bonnes performances économiques du pays (1/3 du PIB de l’UEMOA), le déficit d’infrastructures sanitaires reste manifeste, en général dans le milieu rural et, en particulier, dans la Sous-préfecture de Korhogo. L’objectif de cette étude est d’analyser les déterminants du choix du type de recours aux soins de santé des populations (éleveurs) atteintes de pathologies zoonotiques en milieu rural dans un contexte de pluralisme thérapeutique. La méthodologie de collecte de données s’est basée sur la recherche documentaire et l’administration d’un questionnaire adressé à 51 individus retenus comme unité statistique issus de 9 villages sur la base d’un sondage à choix raisonné. La combinaison d’analyse de données statistiques issues de la recherche documentaire et d’enquête de terrain affinées aux tests statistiques du khi-2 et du V de Cramer ont permis d’identifier trois types de recours thérapeutiques en milieu rural dans la Sous-préfecture de Korhogo : recours aux guérisseurs traditionnels et/ou marabouts (47%), aux soins modernes (35%) et à l’automédication (moderne et traditionnelle) (18%). L’étude révèle en outre comme déterminants du recours aux soins modernes, la profession (khi2 C (12,5) > khi2 tab (11,07) ; V de Cramer = 0,5), le niveau de revenu (khi2 C (13,61) > khi2 tab (9,48) ; V de Cramer = 0,5) et la disponibilité de centre de santé rural dans le village (khi2 C (13,23) > khi2 tab (3,84) ; V de Cramer = 0,5). S’agissant du recours aux guérisseurs traditionnels et/ou marabouts, il est plus lié à l’âge des éleveurs (khi2 C (12,14) > khi2 tab (7,81) ; V de Cramer = 0,5) et de l’absence de centre de santé rural dans le village (khi2 C (7,08) > khi2 tab (3,84)). Quant à l’automédication comme choix thérapeutique dans cet espace, la distance qui sépare le domicile des populations des centres de santé ruraux constitue le principal déterminant (khi2 C (7,01) > khi2 tab (5,99)).

    Zoonosesrecours aux soinsmilieu ruralKorhogoCôte d’Ivoire
  6. p. 95–110

    Décentralisation et genre en Côte d’Ivoire

    Ané Amoin Joséphine épse Kpahé, Koné Moussa

    Université Peleforo Gon Coulibaly, Korhogo

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    Résumé

    La décentralisation, outil de gestion urbaine, vise le développement local par la participation des élites et des populations locales. En Côte d’Ivoire, elle a commencé depuis la colonisation. Pendant cette période, les femmes étaient tenues à l’écart de la direction des communes administrées exclusivement par des hommes. Cependant, après l’indépendance, conscient de ces inégalités et faisant la promotion du genre une de ses priorités, l’Etat ivoirien a mis en place des mesures législatives et institutionnelles pour l’élévation de la gente féminine. Ainsi, les femmes sont impliquées dans la gestion des collectivités locales, certaines sont élues à la tête des mairies. Aujourd’hui, le constat est que, bien qu’étant une composante de la population, les femmes (48% de la population (Ba I., 2014)) sont sous-représentées et ont une place limitée dans les instances de prise de décision et dans l’administration décentralisée. Nos dires sont corroborés par le PNUD (2013) qui révèle que les inégalités du genre sont élevées en Côte d’Ivoire. Ainsi, il importe de s’interroger sur est le taux de représentativité des femmes dans l’administration décentralisée ? Comment le genre y est-il appliqué ? Par la documentation, les entretiens avec les autorités administratives, on remarque que la répartition des fonctionnaires dans les administrations décentralisées est inégale. Cette inégalité s’accentue quand on fait l’analyse selon le genre. Les hommes sont plus nombreux que les femmes qui sont sous-représentées et occupent des postes secondaires. Cette discrimination est encore perçue dans la répartition des fonctions. Les fonctions des femmes ne peuvent influencer véritablement ces administrations, d’où la nécessité de favoriser l’accession des femmes aux postes de direction. Car, leur implication dans les instances de prise de décision permet de connaitre les problèmes des populations surtout des femmes afin de trouver des solutions pour le bien-être des familles (Sanders S. 2009). Les femmes sont mieux que les hommes de gérer une grande diversité de questions (UNIFEM, 2007 p17).

    DécentralisationCôte d’IvoireGenreUrbainReprésentation
  7. p. 111–121

    Les migrantes en provenance des pays voisins : le cas des servantes à Korhogo (Côte d’Ivoire)

    Fofana Lacina

    Université Peleforo Gon Coulibaly, Korhogo

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    Résumé

    Le marché du travail des migrantes en provenance du Mali et du Burkina est analysé dans une approche genre. La démarche méthodologique utilisée s’articule autour de la recherche documentaire et des récits des migrantes. L’objet de cette étude est de contribuer à la réalisation de la typologie des migrantes servantes, leur motivation de migrer, leur niveau d’étude, leurs rémunérations et leurs soins de santé à Korhogo. L’analyse des résultats a mis en lumière la migration des filles âgées de 8 à 16 ans. Celle-ci constitue l’un des principaux réseaux de ravitaillement de ladite ville en mains d’œuvre domestique. Ce secteur d’activité est caractérisé par la forte prégnance de mains d’œuvre analphabète à prédominance migratoire. A Korhogo, les migrantes contractuelles dans les ménages perçoivent entre 8 000 (13,34 Euro) et 25 000 F CFA (42 Euro) en fonction de leur âge. Leurs besoins alimentaires et hébergement sont pris en charge par leurs employeurs.

    Côte d’IvoireKorhogofemmes migrantesservantevulnérabilité
  8. p. 122–134

    Incidence de l’exploitation des hydrocarbures sur l’environnement à Pointe-Noire (République du Congo)

    Mbiempala Serge Constant, Yolande Berton-Ofouémé

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    L’article présente les résultats d’une étude menée à Pointe-Noire de 2014 à 2016. Elle vise à analyser l’incidence de l’exploitation des hydrocarbures à Pointe-Noire, ville océane du Congo. La méthodologie adoptée a consisté à réaliser la recherche documentaire et les enquêtes de terrain auprès des autorités locales et 300 ménages. Ces ménages répartis dans les 6 arrondissements de la ville ont fait l’objet d’un choix raisonné. Les résultats de l’étude montrent que l’exploitation pétrolière (320000 barils par jour) contribue à 80 % du budget de l’Etat ; mais celle-ci a des effets néfastes sur l’environnement. Aucune composante de l’environnement n’est épargnée de ces effets. L’eau, l’air et les sols sont pollués, offrant ainsi à la population urbaine un environnement à risque sur le plan sanitaire.

    Exploitation des hydrocarburesenvironnementPointe-NoireCongo

Citer ce numéro

Baluki, Revue de Sciences géographiques, d’environnement et d’aménagement, n°8, vol. IV, décembre 2020, LAGEA, Université Marien Ngouabi, Brazzaville.