Revue scientifique · Université Marien Ngouabi · Brazzaville

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N°7 · Juin 2020

Couverture de BALUKI n°7, Juin 2020

Numéro 7 · Volume IV · 4e année

Juin 2020

Articles
8
Pages
141
Format
PDF · 5,4 Mo
Éditeur
LAGEA

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Sommaire

  1. p. 1–14

    Impacts de la baisse de la production halieutique sur le développement socioéconomique de certaines localités riveraines du secteur ouest de la lagune Ébrié (Côte d’Ivoire)

    Koffi Kouadio Jacques, Anoh Kouassi Paul, Zran Gonkanou Marius

    Université Félix Houphouët-Boigny

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    Résumé

    La pêche a constitué, pendant très longtemps, la principale activité économique des peuples autochtones riverains du système lagunaire, en Côte d’Ivoire. Cet article met en évidence l’influence de la baisse de la production des ressources aquatiques sur le développement socioéconomique des localités du secteur ouest de la lagune Ebrié, particulièrement dans le département de Dabou. La méthode de collecte de données s’est appuyée sur la recherche documentaire et une enquête de terrain (administration de questionnaires, entretiens semi structurés et observation directe). Les résultats indiquent une baisse de la production avec des prises inférieures à celles effectuées les années antérieures. Cela induit une baisse des revenus avec pour conséquences le ralentissement du développement socioéconomique dans les localités lagunaires du secteur ouest.

    Production halieutiqueLagune ÉbriéImpactDéveloppement
  2. p. 15–32

    Rôle des entreprises dans la gestion des ordures ménagères dans la commune d’Adjamé à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Bally Claude Koré

    Université Alassane Ouattara, Bouaké

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    Résumé

    L’article présente les résultats d’une étude menée le 10 août 2018 à septembre 2018 dans deux entreprises chargées du ramassage des ordures ménagères dans la commune d’Adjamé. L’étude vise à analyser le rôle de ces entreprises dans la gestion des ordures ménagères. L’échantillon a porté sur 84 agents sur 261 que comptent les entreprises, soit 32,18 % des effectifs des agents. Les résultats de l’étude montrent qu’en dépit de l’existence de ces entreprises, la collecte des ordures ménagères est irrégulière, du fait du nombre insuffisant des prestataires de collecte à Adjamé. Ils indiquent aussi que l’irrégularité de la collecte des ordures ménagères est liée à la non-exécution effective des tâches confiées aux employés.

    Adjamégestionordures ménagèresentreprises
  3. p. 33–46

    Les travailleurs locaux de la mine de Bissa Gold au Burkina Faso : précarité ou sécurité ?

    Zongo Tongnoma, Marie-Thérèse Arcens Somé

    INSS / CNRST, Burkina Faso

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    Résumé

    Les ressources naturelles, notamment l’exploitation des ressources minières, font de plus en plus l’objet d’une immense convoitise dans la plupart des pays africains dont le Burkina Faso. L’installation d’une mine crée des attentes au sein de la population riveraine. Tous rêves de travailler dans une mine industrielle. Pour comprendre ce renouveau, cet article examine la perception de la population de Sabcé concernant les emplois offerts par la mine de Bissa Gold dans le centre Nord du Burkina Faso, tout en jetant un regard sur l’impact qu’elle engendre sur les autres activités. Ainsi, l’analyse des mutations, ainsi que les multiples implications de la mine sur la vie des individus, sur l’environnement et l’emploi montrent clairement que la mine de Bissa Gold a plutôt complexifié l’accès à l’emploi dans ladite commune et la dégradation des autres activités dans le système rural. En effet, la plupart des jeunes qui avaient comme unique emploi « l’orpaillage » fut chassé des sites aurifères artisanaux au profit de la mine industrielle. À partir des données collectées, d’une manière qualitative sur le terrain, entre 2018 et 2019, auprès des chefs de ménages, des élus locaux, les agents de la sécurité, le responsable des eaux et forêts, le responsable agricole, les comités villageois de développement (CVD), quelques anciens travailleurs de la mine et sur la base d’une méthode pragmatique d’enquête, l’article vise à identifier et à analyser les causes de ce retournement de situation, vis-à-vis de la population locale, ainsi que les conséquences qui en découlent sur la poursuite des activités de la mine

    Mineressources minièresSabcéBurkina Faso
  4. p. 47–63

    Les agropasteurs des unités pastorales PADAER (région de Matam) face à la variabilité climatique : vulnérabilités et stratégies d’adaptation

    Souleymane Dia, Khadija Ndiaye

    Université Cheikh Anta Diop de Dakar

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    Résumé

    Au cours des dernières années, la péjoration du climat et la dégradation des ressources pastorales, la croissance démographique et l’urbanisation dans le Ferlo de Matam, au nord du Sénégal, ont eu pour conséquences de limiter l’accès du bétail aux ressources naturelles. Le Programme d’Appui au Développement agricole et à l’Équipement rural, PADAER, est une des politiques publiques destinées à accompagner l’effort d’adaptation des unités pastorales. Celles-ci sont des groupements d’éleveurs exploitant le même forage. L’objet de cette étude menée, en 2018, est d’évaluer la vulnérabilité et les stratégies d’adaptation des unités pastorales à la crise pastorale. La démarche s’appuie sur l’étude du cas des unités pastorales PADAER, à partir d’enquêtes portant sur 15% des 474 ménages des sept UP ciblées. L’analyse et l’interprétation des résultats se sont appuyées sur le concept de caractéristiques de surface. Cet objet scientifique tiré du PAR model est un outil d’évaluation de la vulnérabilité. Il a permis de caractériser les facteurs et les manifestations de la vulnérabilité biophysique, de souligner la complexité de la vulnérabilité socioéconomique nourrie par la régression des revenus pastoraux. Il a permis, enfin, de mettre en évidence l’originalité des stratégies d’adaptation fondées à la fois sur des approches sectorielles et sur une démarche globale incarnée par la transhumance.

    Ferlounités pastoralesvulnérabilitéstratégies d’adaptationtranshumance
  5. p. 64–80

    Dynamique des parcs agroforestiers dans la région des Savanes (Nord-Togo)

    Andou Zibril, Boukpessi Tchaa

    Université de Lomé

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    Résumé

    Région majoritairement rurale dont l’activité principale est l’agriculture, l’extrême Nord-Togo présente de vastes parcs agroforestiers qui sont aujourd’hui sous pressions diverses. Cette étude a pour objet de déterminer la dynamique de ces parcs agroforestiers, à travers une méthodologie basée sur la cartographie participative, les enquêtes de terrain, l’utilisation des images Google earth, de l’indice de régénération et de certains indicateurs d’anthropisation. Il ressort de cette étude que dans l’ensemble de la région, les parcs agroforestiers ont connu une dynamique régressive caractérisée par une diminution des densités dans les parcs, malgré leur extension en termes de surface. Cette dégradation des parcs agroforestiers est due à divers facteurs d’ordre naturel et anthropique. Il s’agit notamment de la sécheresse (10 %), des coupes pour la satisfaction des différents besoins de la population en bois de chauffe et charbon de bois (40 %), des vents violents qui dessouchent les arbres (26 %), les feux (9 %) et le bétail (2 %) qui détruisent surtout les régénérations qui sont d’ailleurs faibles. La population, dans l’ensemble, est consciente de la dégradation de ces parcs et doit de ce fait adopter des pratiques de gestion durables vue la grande importance socioéconomique que jouent les ligneux des parcs dans leur vie quotidienne.

    Dynamiqueparc agroforestierfacteurs de régressionRégion des Savanes
  6. p. 81–97

    Étude ethnobotanique auprès des populations riveraines de la forêt classée de Dogo-Kétou (Sud-Est du Bénin)

    Barthélémy Oladikpoukpo Fachola, Gbodja Houéhanou François Gbesso, Olou Toussaint Lougbégnon

    Université d’Abomey-Calavi, Université Nationale d’Agriculture

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    Résumé

    Cette étude ethnobotanique a été réalisée à l’échelle de la commune de Kétou auprès des populations rurales qui utilisent les différentes ressources de la forêt classée de Dogo-Kétou. Elle vise l’inventaire des espèces végétales et l’évaluation des connaissances endogènes sur les espèces utilisées. Dans ce cadre, des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées auprès de 218 personnes choisies de façon aléatoire au sein des populations riveraines. La fréquence de citations, la valeur consensuelle, la valeur d’usage ethnobotanique et l’indice de pertinence culturelle ont été calculés. Les résultats ont révélé 150 espèces végétales réparties dans 60 familles dont 94% sont utilisées dans la pharmacopée et 6% dans l’alimentation humaine. Les usages ethnobotaniques varient selon les groupes socioculturels. Les organes les plus utilisés sont les feuilles, les écorces et les racines. Les affections courantes les plus traitées sont le paludisme, les maux de ventre, les fièvres, les maladies génitales. Face aux besoins croissants des populations, il devient donc urgent d’adopter une approche de gestion durable pour la sauvegarde et la préservation des espèces médicinales de la forêt de Dogo-Kétou.

    PopulationsethnobotaniqueforêtDogo-KétouBénin
  7. p. 98–112

    Dysfonctionnement du système de gestion des eaux usées domestiques dans une capitale régionale : cas de Daloa (Centre-Ouest, Côte d’Ivoire)

    Diarra Ali, Gouamené Arthur

    Université Jean Lorougnon Guédé, Daloa

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    Résumé

    Le dysfonctionnement du système d’assainissement, particulièrement l’assainissement, domestique, est aujourd’hui l’un des grands défis auquel doivent faire face les grandes villes ivoiriennes. Située dans le CentreOuest et troisième grande ville de la Côte d’Ivoire de par sa population élevée, Daloa, capitale régionale du Haut-Sassandra, est confrontée à d’énormes problèmes environnementaux. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette étude qui vise à montrer les raisons et effets pervers du dysfonctionnement du système de gestion des eaux usées domestiques dans cette capitale régionale. Les données collectées, grâce à la recherche documentaire, l’observation directe, des entretiens et l’enquête par questionnaire, ont été traitées et analysées. Les résultats obtenus montrent que le dysfonctionnement du système d’assainissement domestique est imputable à l’inadéquation entre l’évolution urbaine et celle des équipements de collecte des eaux usées domestiques traduites par l’insalubrité et les maladies hydriques au sein de la population urbaine.

    eaux usées domestiquesdysfonctionnementdu système de gestion domestiqueéquipements d’assainissement domestiqueDaloa
  8. p. 113–131

    La croissance urbaine et ses conséquences sur les espaces agricoles périurbains à Madingou (République du Congo)

    Miyalou Duck Duvais, Yolande Berton-Ofouémé, Mouthou Jean-Luc

    Université Marien Ngouabi

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    Résumé

    La communauté urbaine de Madingou est devenue un des grands centres de concentration humaine dans le département de la Bouenza. Sa population a rapidement augmenté, passant de 3946 âmes, en 36 453 habitants, en 2015. Cette situation qui tient plus des courants migratoires et de l’exode rural a engendré une concurrence accrue sur l’utilisation des espaces péri-urbains au travers des interdépendances entre les dynamiques naturelles et sociétales et les processus sociopolitiques et économiques. Le présent travail porte sur la croissance urbaine et ses conséquences sur les espaces agricoles péri-urbains de Madingou. Les résultats de l’étude menée, en 2017, et obtenus à partir des données d’enquête auprès de 106 ménages des quartiers Moukokotadi et Mboukoudou, révèlent que la croissance démographique a favorisé l’étalement urbain de Madingou. Elle a eu également un impact important sur les espaces agricoles péri-urbains. De ce fait, les espaces bâtis ont grignoté progressivement les espaces destinés à l’agriculture ; ce qui entraine le transfert des villages agricoles, situés autrefois à la périphérie de la ville, au-delà de l’entité urbaine, obligeant ainsi de nombreux agriculteurs à parcourir de longues distances, pour rejoindre leurs exploitations. Ces résultats montrent aussi une forte évolution de la superficie bâtie qui passe de 121 hectares en 1946 à 929 hectares, en 2016. Les terrains soustraits à l’agriculture changent de vocation économique, ce qui entraîne une spéculation foncière et une hausse des prix des terres convoitées. Plusieurs conflits recensés in situ touchent particulièrement les agriculteurs à cause des différents modes de faire valoir ainsi que des modalités d’accès à la terre.

    Croissance urbaineconséquencesl’agriculture péri-urbainecommunauté urbaineMadingou

Citer ce numéro

Baluki, Revue de Sciences géographiques, d’environnement et d’aménagement, n°7, vol. IV, juin 2020, LAGEA, Université Marien Ngouabi, Brazzaville.